Les projets immobiliers impactés par la crise sanitaire ?

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À la sortie de la crise sanitaire, les français n’ont pas abandonné leurs projets immobiliers, bien au contraire ! L’activité immobilière a repris de plus belle, les transactions revoient le jour et de nouveaux projets de financement refont surface. Toutefois, il est judicieux de faire le point sur les changements qui s’opèrent vis-à-vis du système bancaire afin de se préparer au mieux pour un éventuel achat immobilier.

Des taux qui augmentent, mais rien d’alarmant

La mise à l’arrêt de l’activité immobilière pendant plusieurs mois en France n’a tout compte fait pas véritablement impacté les taux de crédit immobilier. En effet, même si ceux-ci ont augmenté ces derniers mois, ils tendent à se stabiliser. Les taux sont même exactement identiques à ceux du mois de juillet 2018 et donc toujours aussi compétitifs. Selon M. Petitpas, conseiller financier chez MeilleurTaux, la situation n’est pas préoccupante : « Les taux étaient dernièrement très bas, une remontée était donc prévisible. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’autant plus que les pays frontaliers pratiquent des taux nettement supérieurs. »

Une bonne nouvelle ? Pas pour tous…

Cependant, cette bonne nouvelle ne profite pas à tous. En conséquence de l’épidémie de coronavirus et des recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière, les banques se sont vues obligées de durcir leurs conditions pour l’obtention d’un prêt et particulièrement pour une durée égale à 25 ans. Elles sont de ce fait, nettement plus sélectives et accordent une plus grande importance au profil de l’emprunteur. Les revenus, l’apport personnel, le montant emprunté, le taux d’endettement ainsi que le type d’investissement composent cette sélection.

En parallèle M. Petitpas nous informe du comportement passé des banques : « Ces dernières années, les banques ont prêté aisément, elles cherchaient à capter le plus de clients possibles. L’obtention de crédit était beaucoup plus simple et le taux d’endettement pouvait dépasser les 50 % par le biais d’un crédit relais ! Les discriminations sur les revenus étaient beaucoup moins fréquentes et il était même possible en 2016 d’obtenir un prêt sans un apport personnel. Par le passé, on pouvait acheter et vendre par la suite, aujourd’hui le schéma s’est inversé. »

Dorénavant, seuls les profils les plus rassurants arrivent à décrocher des taux alléchants. D’importants revenus mensuels, divers placements et une capacité d’épargne leur permettent d’obtenir des taux bruts moindres. De plus, il est désormais primordial d’être en capacité d’ajouter un apport conséquent (de l’ordre de 10 à 20 %), une mauvaise nouvelle pour les primo-accédants les plus fragiles. Ils empruntent généralement sur de plus longues durées et avec peu de fonds propres. Néanmoins, il existe fort heureusement des banques plus conciliantes qui accordent des prêts à des moins bons dossiers si les dépenses sont contrôlées.

Un taux d’usure également en cause

Le taux maximum que tous les prêteurs sont autorisés à pratiquer est un élément clé agissant directement sur le comportement des banques. Si celui-ci se révèle trop faible, la marge de manœuvre se resserre. En réponse, les services bancaires bloquent davantage de dossiers. L’obtention de prêts se révèle donc être un véritable parcours du combattant pour les demandeurs les moins attrayants.

Un durcissement inéluctablement sans solutions ?

D’après M. Petitpas, des solutions sont tout de même envisageables. Premièrement, un taux d’usure revu à la hausse permettrait aux banquiers de dégager plus de marge et in fine d’être plus indulgents vis-à-vis de certains dossiers. D’autre part, il assure qu’il est parfois possible qu’un bien soit immobilisé durant une période pouvant atteindre 90 jours. Un refus à l’issue de ce long délai pose un réel problème. Il est donc impératif de bien valider en amont la faisabilité d’un projet. En conclusion, il conseille grandement de contrôler ses dépenses, en épargnant et en évitant le plus possible les crédits à la consommation. L’objectif étant de ne pas être perçu tel un « mauvais payeur » mais plutôt comme un « bon payeur » auprès des banquiers.

En définitive, il n’est pas nécessaire de s’affoler en observant une hausse des taux. Toutefois, il est préférable de monter son dossier de financement avec rigueur, mais aussi d’adopter un comportement exemplaire dans la gestion de ses dépenses. Les banques ne fonctionnent plus comme auparavant, elles sont plus frileuses et souhaitent se protéger notamment par les recommandations qui leurs sont dictées. Il est désormais préconisé de présenter un bon dossier pour éviter les refus systématiques. En outre, il est important de préciser que le taux d’usure a augmenté ces dernières semaines ; un constat positif pour les emprunteurs les plus modestes. D’autre part, si vous souhaitez vous faire accompagner par un courtier dans le cadre de vos projets immobiliers, nous vous recommandons chaleureusement M. Petitpas qui a apporté son œil d’expert au sein de cet article. Et n’hésitez pas à lui préciser que vous venez de notre part pour bénéficier d’une réduction de 300 € !  Toutes les informations nécessaires sont disponibles juste ici.

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